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    Calligraphie chinoise:
  • L’on a très souvent l’impression que les caractères chinois sont extrêmement difficiles à apprendre. En réalité, en essayant de comprendre comment ils sont composés, l’on s’aperçoit non seulement qu’ils ne sont pas aussi difficiles qu’ils en ont l’air, mais aussi qu’ils constituent l’un des systèmes d’écriture les plus fascinants, esthétiques et logiques du monde. Chaque trait a sa signification propre. Une fois maîtrisés les principes de composition des caractères chinois, l’on s’en souvient plus facilement et l’on ne se trompe plus d’un trait.

    Les premiers exemples connus de caractères écrits dans leur forme évoluée ont été gravés sur des carapaces de tortues et des os d’animaux. La plupart de ces caractères étaient pictographiques. Les archéologues et les épigraphistes de nombreux pays ont découvert que la plupart des premiers systèmes d’écriture sont passés par une étape pictographique, comme les hiéroglyphes égyptiens. Nombre de systèmes d’écriture, cependant, ont fini par développer un alphabet phonétique pour représenter les sons de la langue parlée plutôt que les images visuelles perùues dans le monde physique.

    Le chinois est le seul parmi les grands systèmes d’écriture qui ait continué son évolution pictographique sans interruption et qui soit toujours utilisé. Les caractères chinois ne sont pas uniquement de simples esquisses impressionnistes d’objets concrets : ils incoporent le sens, le son et l’image dans un ensemble cohérent.

    Dans l’étymologie traditionnelle, l’écriture chinoise comporte six modes (ou méthodes) de formation et d’usage qui sont appelés Lieou Chou.

    Les Lieou Chou sont :

    • 1. les pictogrammes (hiang-hing) ;
    • 2. les idéogrammes (tche-che) ;
    • 3. les idéogrammes composés (houei-yi) ;
    • 4. les « formes-sons » constitués d’éléments phonétiques et sémantiques (hing-cheng) ;
    • 5. les « transférés », caractères qui ont une nouvelle forme écrite pour mieux refléter une prononciation changée (tchouan-tchou) ;
    • 6. les « empruntés », caractères utilisés pour représenter un homophone ou un quasi-homophone qui n’a aucun rapport avec le sens du nouveau mot qu’il représente (kia-kie).

    Les caractères pictographiques sont des dessins simplifiés d’objets concrets. C’est par exemple le cas de mou, « l’arbre » ou « le bois » ; chan, « la montagne » ; cheou, « la main » ; et kouei, « la tortue ». Le caractère mou indiquait à l’origne une plante avec un gros tronc. La partie supérieure représente les branches, la partie inférieure les racines et le trait vertical le tronc. La forme écrite moderne met plus l’accent sur la partie des racines. Le caractère chan est une représentation stylisée d’un chaîne de montagne formée de trois pics de hauteur différente. Le nombre trois est souvent utilisé par les Chinois pour représenter le concept de « beaucoup ». La forme initiale a évolué pour donner la forme actuelle. Cheou est le dessin d’une main. On voit clairement les cinq doigts dans sa forme initiale, dans laquelle la ligne du milieu représentait la paume et le poignet. Ce caractère a ensuite évolué, pour des raisons de commodité d’écriture. Le caractère kouei semble très compliqué et difficile à écrire, mais dans sa forme initiale, qui montre une tortue de profil, on distingue sans difficulté la tête, les quatre pattes et la carapace. Avec le temps, il a évolué pour devenir le kouei moderne. En connaissant son origine, ce caractère devient plus facile à lire et à écrire.

    Les idéogrammes sont les représentations graphiques d’idées abstraites : c’est-à-dire que lorsqu’une idée n’a pas de forme physique pouvant être facilement exprimée par un dessin, on lui attribue une représentation symbolique. Par exemple, chang, « sur » ou « au-dessus » ; hia, « en bas » ou « au-dessous » ; et hiong, « mauvais » ou « malveillant ». A l’origine, un point ou un trait plus court était placé soit au-dessus, soit au-dessous de la ligne frontière horizontale pour indiquer les concepts d’« au-dessus » (chang) et d’« au-dessous » (hia). Le caractère hiong représente une fosse profonde, dans laquelle un voyageur imprudent est tombé. L’espèce de croix qui forme la partie centrale indique le danger et la sensation de peur et de surprise lors d’une chute inattendue.

    Les idéogrammes composés combinent plusieurs éléments de caractères en un caractère nouveau. En voici deux exemples ; sieou et kien. Lorsqu’une « personne », ou jen, est fatiguée, elle cherche un « arbre » ou mou pour se reposer, ainsi ces deux composants combinés forment le caractère sieou, qui veut dire « se reposer ». Une chose qui est « grande » ou ta, à sa base et devient petite ou hiao, à son sommet, est pointue, donc les caractères pour « petit » et « grand » combinés donnent le caractère kien qui veut dire « pointu » ou « aigu ».

    Le terme « composé-phonétique » hing-cheng signifie littéralement « forme-son », et les caractères de cette catégorie combinent justement un élément sémantique visuel et un élément phonétique. Voici deux exemples : chouei, « dormir », et ts’iu, « prendre femme ». L’élément phonétique dans chouei est tch’ouei, « pendre » ou « baisser », et l’élément sémantique est mou, « l’œil ». C’est-à-dire que lorsque les yeux (les paupières) d’une personne sont baissées, c’est qu’elle dort. Tch’ouei et chouei ont une prononciation voisine. La partie ts’iu du caractère ts’iu signifie « prendre », et donne également la prononciation du caractère, tandis que niu signifie femme. La plupart des composés phonétiques sont en même temps des idéogrammes composés, puisque l’élément phonétique représente un son, et contient aussi une signification qui est reliée au nouveau caractère.

    Quant à ce qu’est exactement tchouan-tchou, les érudits ont des avis très partagés. D’après une école de pensée, il se réfère au caractère dont la prononciation a changé avec le temps et qui a donné lieu à la création d’un nouveau caractère afin de mieux refléter sa nouvelle prononciation. Par exemple, le caractère k’ai a été créé pour répondre à la naissance d’une nouvelle prononciation de son caractère originel k’i.

    Le kia-kie se réfère au caractère qui est emprunté pour représenter un mot à cause de sa ressemblance phonétique avec ce mot, mais qui n’a aucun rapport avec lui. Par exemple, le caractère pei représente deux personnes qui se tiennent dos à dos et à l’origine, voulait dire « le dos ». Toutefois il a ensuite été emprunté (kia-kie) pour représenter le son pei qui signifie « le nord ». Afin d’éviter la confusion que pourrait causer un caractère utilisé pour représenter deux mots différents, un composant signifiant « la chair », jeou, a été rajouté au-dessous du caractère pei originel pour former pei et ainsi retrouver le sens de « dos ».

    Une caractéristique des caractères chinois est leur « radical ». Le « radical » en franùais indique plutôt la racine, mais le « radical » d’un caractère chinois ressemble plus à une classification générale du référent de ce caractère qu’à une « racine ». Par exemple, les caractères yu, « la langue », chouo, « dire », kiang, « parler », song « intenter un procès », yi, « discuter » et louen, « argumenter », partagent tous le même radical yen, qui veut dire « la langue » et donne au lecteur un indice sur le sens du caractère entier. Les caractères hieou, « pourri », chan, « le sapin », song, « le pin », t’ao, « le pêcher » et lin, « la forêt », contiennent tous le radical mou, « l’arbre » qui indique une des caractéristiques qu’ils ont en commun. Lorsque l’on connaît le radical d’un caractère, l’on peut en principe avoir une idée générale de son sens. Bien qu’il y ait en théorie près de 50 000 caractères chinois, seulement 5 000 d’entre eux sont utilisés de façon fréquente ; et le nombre total des radicaux usuels n’est que de 540. Donc apprendre à lire et à écrire le chinois n’est pas si difficile que l’on peut le croire.

    Bien que les caractères chinois puissent sembler assez compliqués, ils ne peuvent pas être simplifiés au hasard. Omettre ou changer les traits d’un caractère non seulement rend son origine et sa classification plus difficile à retrouver, mais lui enlève aussi ses caractéristiques. Le gouvernement de la République de Chine à Taïwan a toujours accordé une grande importance à l’éducation linguistique et à la promotion d’un style d’écriture standard. Il organise chaque année des compétitions linguistiques, auxquelles participent aussi bien les enseignants que les élèves et le grand public.

    A Taïwan, dans les divers centres de formation en chinois mandarin, qu’ils soient publics ou privés, l’on a la joie de constater que les élèves viennent de plus en plus nombreux de l’étranger pour étudier la langue chinoise, car ils savent que c’est à Taïwan qu’ils peuvent apprendre le chinois dans sa forme traditionnelle correcte.

    Centre Culturel de Taïwan à Paris



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